Le Mozambique secoué par des manifestations post-électorales sans précédent
Le pays africain traverse une période agitée après des élections contestées dʼoctobre. Les manifestations se multiplient tandis-que le leader de lʼopposition est contraint à lʼexil face aux menaces

La situation au Mozambique devient de plus-en-plus tendue depuis les élections dʼoctobre. Le week-end du 7-8 décembre les manifestations anti-gouvernementales ont paralysé plusieurs régions du pays (un record de participation depuis le début du mouvement)
Les forces-de-lʼordre ont réagi avec violence: 22 personnes sont mortes pendant ces deux jours ce qui porte le nombre total de victimes à 104 depuis le début des protestations. La commission électorale a donné 71% des voix à Daniel Chapo du parti Frelimo mais lʼopposition conteste ces résultats
Le leader de lʼopposition Venancio Mondlane du parti Podemos (qui aurait obtenu 20% des suffrages) sʼest exilé après avoir subi plusieurs tentatives dʼassassinat. Il continue néanmoins à mobiliser ses partisans via les réseaux-sociaux; son compte Facebook est désormais le plus suivi du pays
Les manifestants ont ciblé les infrastructures stratégiques:
- Blocage des centrales électriques près de la frontière sud-africaine
- Paralysie de lʼautoroute N1 qui traverse le pays
- Attaques contre les bureaux du parti Frelimo
- Libération de détenus dʼune prison à Chibuto
La crise sʼintensifie alors que la Cour constitutionnelle retarde lʼannonce des résultats définitifs – elle doit les communiquer avant le 23/12. Les observateurs de lʼUE ont noté des irrégularités dans le processus électoral‚ remettant en cause la victoire du parti qui dirige le pays depuis son indépendance
Si je venais à mourir vous devez accélérer le rythme des manifestations