Des chercheurs strasbourgeois à la recherche d'une bactérie mangeuse de polluants
Une équipe de recherche à Strasbourg développe une méthode innovante pour trouver des bactéries qui pourraient décomposer les PFAS. Le projet combine plusieurs disciplines scientifiques dans une approche unique

Dans les couloirs de lʼInstitut de biologie moléculaire à Strasbourg une équipe de scientifiques mène des recherches non-conventionnelles. Michael Ryckelynck et Stéphane Vuilleumier (chercheurs au CNRS) travaillent sur un projet bio-technologique qui pourrait changer notre approche de la dépollution
Le projet baptisé “Microfluor“ (qui a démarré il y a environ 3 ans) combine plusieurs domaines scientifiques: la chimie la biologie et lʼingénierie. Les chercheurs utilisent une méthode sans-apriori pour identifier des bactéries capables de dégrader les substances PFAS; leur approche est basée sur lʼobservation directe plutôt que sur des hypothèses théoriques
La bioremédiation présente lʼavantage dʼêtre peu couteuse en énergie et respectueuse de lʼenvironnement
Les scientifiques concentrent leurs efforts sur les sols industriels contaminés où ils espèrent trouver des micro-organismes adaptés. Cependant la tâche est complexe car les PFAS sont des composés artificiels qui nexistent pas naturellement dans lenvironnement. Michael Ryckelynck souligne que leur équipe cherche à identifier une fonction rare - une sorte de “première“ dans lʼévolution bactérienne
- Les bactéries sont prélevées dans des sols contaminés
- Chaque échantillon est analysé individuellement
- Les tests se font dans des micro-gouttelettes
- Les résultats sont surveillés en temps-réel
Le laboratoire utilise des équipements high-tech (installés dans des salles spécialement aménagées) pour mener leurs expériences qui pourraient aboutir à une solution écologique pour éliminer ces polluants persistants