Dans une salle dʼaudience bondée du tribunal de Paris ce 28 nov‚ Bernard Arnault - le patron du géant du luxe LVMH fait son entrée remarquée (arborant sa Grand-Croix de la Légion dʼhonneur)
Le procès met en cause Bernard Squarcini et neuf co-accusés: ils sont poursuivis pour des activités dʼenquêtes privées non-autorisées et trafic dʼinfluence. Les faits concernent des missions commandées il y a environ huit ans par le groupe LVMH
Lʼaffaire inclut notamment la surveillance du journal Fakir et de son co-créateur François Ruffin - maintenant député qui préparait à lʼépoque un film-documentaire sur des ouvriers mis à pied par un sous-traitant LVMH
Je suis un simple ingénieur
Accompagné de son fils Antoine et de ses conseillers‚ le PDG souligne lʼimportance de son entreprise: plus de 220000 employés dans 80 pays. Il critique les attaques contre les entrepreneurs français qui réussissent - tout en niant avoir eu connaissance des activités dʼespionnage présumées
Interrogé sur plusieurs incidents (comme lʼidentification dʼun maître-chanteur ou lʼobtention dʼinformations sur une plainte dʼHermès) Arnault maintient la même position quʼil y a 5 ans face à lʼIGPN: il affirme nʼavoir jamais été informé de ces opérations